Comment développer sa capacité de mémorisation ?


Il n'est pas possible de renouveler nos neurones, de « muscler » ou d'ajouter « des barrettes de mémoire » à notre cerveau il est toutefois possible de stimuler et développer sa mémoire et sa capacité de mémorisation à tout âge. Avant de développer votre mémoire, savez-vous comment fonctionne la vôtre ? Est-elle plutôt :

  • Vous mémorisez mieux quand vous avez un support audio ou quand vous verbalisez à haute voix ce que vous lisez.

  • Kinesthésique (tactile) - vous avez besoin de toucher pour mémoriser.

  • vous retenez mieux ce que vous voyez ou lisez.

  • Eidétique ou mémoire photographique également appelée mémoire absolue - c'est la faculté qu'on certaines personnes de mémoriser de grandes quantités d'informations dans les moindres détails grâce à la mémorisation d'une image presque parfaite vue seulement quelques secondes. C'est comme si l'image était toujours sous leurs yeux.


Essayez de voir la façon dont vous mémorisez le mieux. Cela permettra d'identifier quelle méthode de fonctionnement vous convient et quel en est le meilleur support.

« La mémoire est la sentinelle de l'esprit. » William Shakespeare


Comprendre le processus de mémorisation pour mieux l'utiliser

Il se décompose en différentes phases que sont

  • L'encodage : c'est l'entrée des informations en mémoire en utilisant une méthode qui permettra de retrouver rapidement et facilement l'information. Elle dépend du bon fonctionnement de la mémoire de travail et de la mémoire à court terme mais également des capacités attentionnelles.

  • Le stockage : c'est le maintien en mémoire des informations . C'est le moment où l'on grave les données dans notre mémoire de façon à les retrouver et les réactiver suivant les besoins.

  • La récupération : c'est l'accès aux souvenirs pour la restitution . Un cerveau qui fonctionne bien utilise les deux hémisphères, le gauche et le droit, qui interagissent constamment. Ils ont chacun des fonctions bien particulières.

  • L'hémisphère gauche décompose et analyse les problèmes . Il fonctionne de préférence à partir du détail et s'en sert pour aller vers la complexité. C'est le siège du langage, il est rationnel et gère le temps, les savoir-faire et les procédures.

  • L'hémisphère droit fonctionne avec les images, il s'intéresse à tout et innove. Il est dit analogique, empirique et intuitif. Il fonctionne plutôt sur la globalité, l'expérience, la déduction et l'erreur. Il gère l'espace, l'intelligence globale et le sens artistique . Il est le siège de la communication non verbale. Il est donc plus du domaine de l'émotionnel et de l'irrationnel.Notre latéralité, notre éducation ou notre façon d'être nous conduisent à privilégier un hémisphère plus que l'autre : on parle alors d'hémisphère dominant. Cette prédominance aura un impact sur notre manière de « penser la vie ».

    Docteur-QI : processus de mémorisation

Comment améliorer sa mémoire ?

Dans la mémoire à court terme seulement une petite quantité d'informations pourra être entreposée. Pour que l'information passe de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme il faudra la récapituler pendant quelques secondes. C'est un entraînement quotidien pour lequel il faut :


  • Travailler dans un lieu calme où l'on se sent bien car le cerveau traitera les données que vous lui donnez mais également celles de l'environnement,

  • Une capacité d'observation pour éviter de perdre du temps et une curiosité certaine afin de développer de nouveaux centres d'intérêts,

  • Etre et rester intellectuellement actif en stimulant ses connexions neuronales par des jeux de réflexion et de logique. Il faut éviter d'être distrait mais rester attentif à ce que vous percevez de vos cinq sens permet de mieux ancrer les souvenirs,

  • Porter attention à ce que l'on fait. Se concentrer sur un seul objectif à la fois et éviter de faire plusieurs choses en même temps (comme par exemple écouter de la musique et lire un texte pour le mémoriser),

  • Etre conscient de son environnement et de ses actions,

  • Prendre des notes pour récapituler, relire et répéter les informations. Ne pas hésiter à utiliser le côté ludique des choses pour les mémoriser. Voir ses notes sous différents angles d'approche, introduire une notion de plaisir,

  • Réfléchir aux informations à retenir et essayer de comprendre et d'expliquer les liens que l’on peut trouver. Essayer par exemple de faire un plan de votre lecture : partie principale et sous-partie. Ou trouver des associations d'idées, de mots-clés ou de techniques pour mémoriser (en mélangeant les mots et les images) ou des phrases mémo-techniques avec le célèbre « Mais où est donc Ornicar ?» aide indispensable pour se rappeler des conjonctions de coordination.

  • Ne pas vouloir tout retenir, mais sélectionner ce que vous voulez mémoriser
    trier les informations, c'est à dire les ranger dans votre tête un peu comme si vous rangiez votre armoire. Si vous ne vous en chargez pas c'est votre cerveau qui le fera mais de façon aléatoire et vous aurez du mal à retrouver l'information voulue.

  • S'imposer des pauses de quelques minutes toutes les 2 heures pour laisser au cerveau le temps d'assimiler les informations et lui permettre d'être plus efficace ensuite.

  • Bien dormir. On sait maintenant que le rôle du sommeil est important, il influe directement sur la concentration et à une place particulière dans le processus de mémorisation. Avant de dormir récapituler les informations importantes, le sommeil permet d'ancrer de façon certaine l'information.

  • Avoir une alimentation équilibrée qui doit éviter les « coups de pompe ». La consommation de chocolat de façon modérée est recommandée pour son effet de stimulant cérébral et musculaire. La mémoire n'échappe pas au rôle déterminant que sont les relations entre nutrition et santé.

  • Faire du sport, à défaut d’au moins 30 minutes par jour, pour oxygéner le cerveau. Il est scientifiquement prouvé que la marche à pied maintien les facultés cognitives jusqu'à un âge avancé.

  • Apprenez à gérer votre stress. L'anxiété et la dépression sont les ennemis de la mémoire et peuvent engendrer des troubles passagers de la mémoire.


Les pièges à éviter

Les médicaments  : même s’il existe de véritables médicaments pour soigner la mémoire (Alzheimer) il ne faut pas les confondre avec n'importe quel complément alimentaire ou vitaminique qui, en dehors de leur effet placebo, n’ont pas d'effet miracle pour mémoriser en vue d'un examen !


Les drogues : de la plus douce comme le sucre pour les diabétiques (toxique pour le cerveau) aux drogues dures comme l'héroïne le cannabis et l'ecstasy en passant par le café dont l’abus nuit au cerveau. Toutes les drogues ont un impact négatif direct sur les capacités mnésiques des consommateurs. En cas de consommation addictive certaines zones du cerveau peuvent êtres altérées et donc engendrer des dysfonctionnements importants de la mémoire.


Le stress : en situation de stress la mémoire à court terme (de travail) peut être perturbée. Un stress traumatique important (accident ou attentat) souvent accompagné d'un épuisement de l'individu peut être responsable de fortes perturbations de la mémoire allant même jusqu'à une amnésie psychogène.


L'alcool : si une forte consommation ponctuelle d'alcool peut entraîner une perte de la mémoire courte, il existe bien un lien entre l'alcoolisme et le développement progressif de troubles de la mémoire ( atteintes mnésiques ).

« L'argent c'est comme l'intelligence, inutile d'en avoir si l'on ne s'en sert pas. » Alain Colein